QUE FAIRE
Lorsque dans le présent de votre existence, le passé remonte et prend toute la place jusqu’à vous plonger dans la souffrance psychique et la somatisation du corps.
Lorsque vos émotions vous font perdre le contrôle de votre esprit qui se nourrit d’elles jusqu’à vous plonger dans un déséquilibre de plus en plus envahissant.
Lorsque la dépendance d’un produit (cigarette, alcool, drogue, nourriture, sexe…) vous éloigne de plus en plus de la réalité et de l’indépendance.
Lorsque la relation de couple, de parent-enfant, d’employé-patron ou de patron-employé devient pour vous un enfer.
Lorsque votre enfant vit l’échec scolaire qui devient pour lui une fausse réalité.
Lorsque la maladie s’installe et que malgré une aide médicale compétente apportée, vous n’en voyez pas l’issue et vous n’avez plus envie de vous « battre »….
IL EST TEMPS DE FAIRE QUELQUE CHOSE POUR VOUS ET VOTRE FUTUR.
Vous avez le droit d’exister selon le meilleur que vous voulez vous donner à vivre et non subir le pire.
Rien, ni personne ne peut vous en empêcher à part vous-même et votre peur de ne pas être conforme à ce que d’autres attendent de vous.
Alors ? Qu’attendez-vous pour venir vous rencontrer face à face ?
Je vous attends et suis à votre service.
Votre première démarche peut être celle de vous rendre sur mon blog : http://terreciel.unblog.fr/
La deuxième, téléphoner au 06 36 45 02 82 pour prendre des renseignements supplémentaires.
Ensuite réfléchissez, c’est de VOUS qu’il s’agit.
Puis prenez rendez-vous pour alléger votre monde intérieur et ainsi vivre votre monde extérieur en toute conscience.




Bonjour,
Je suis une amie d’Anita, qui m’a donné le lien de votre excellent blog.
Que pensez vous des femmes auxquelles on a dû retiré un ( parfois les 2) sein et qui décident de vivre sans reconstruction ? ( sachant le parcours de combattante que c’est de faire faire une reconstruction )
Merci et belle journée,
Josiane
Bonjour Josiane,
Je ne peux répondre en connaissance de cause à cette question car je n’ai pas tous les éléments en mains pour le faire.
La décision de reconstruction est-elle suite à une réflexion personnelle suite à un deuil fait de leur image physique et psychologique ? Ou bien, les personnes sont-elles encore sous le choc de ce changement radical dans la vision de leur féminité et leur « décision » ne reflète-t-elle pas une réaction de »refus » devant la réalité nouvelle qui se présente à elles.
Il me faudrait aussi prendre en compte l’influence de leur entourage qui est importante devant une telle expérience.
Y a-t-il une réelle aide ? ou bien un refus ?
Suivant le cas, la femme peut ressentir ce changement comme étant une réelle mutilation et être en réaction non pas seulement face à son (ou ses) seins absents mais aussi au regard des autres.
La première démarche à faire après une telle opération est de faire cette démarche de deuil incontournable et nécessaire pour passer à une autre phase : accepter cette nouvelle image et ne pas en souffrir ou bien décider de reconstruire son image et avec beaucoup de courage,
affronter aussi ce nouveau changement.
Maintenant, il faudrait savoir ce que dans votre esprit, signifie « parcours de combattante » en rapport avec une reconstruction ?
Vous n’êtes pas « les femmes »… Vous êtes un être humain de sexe féminin à qui il arrive une expérience de vie qui peut devenir, même si vous ne le voyez pas maintenant, un enrichissement incroyable pour faire jaillir de vous une force de vie très positive.
Si vous étiez assise en face de moi, je vous poserais cette question :
« De quoi avez vous peur ? »
Et nous remonterions ensemble dans le souvenir, à la source de ce cancer qui a éclos en vous : c’est là que se trouve le germe de cette peur qui peut détruire.
C’est là aussi que se trouve la Force de rétablir votre confiance en vous et votre estime de vous.
Devant une expérience de vie où la souffrance physique,mentale et émotionnelle prend toute la place, il ne reste plus qu’à devenir un
guerrier et ainsi oser affronter notre passé personnel et aussi généalogique.
Je suis sure que vous avez en vous cette force.
Merci aussi à vous de votre témoignage et que cette journée soit un instant de réflexion intense et source d’énergie pour vous reconstruire
cela aussi sans bistouri.
Eliane Lupuyo
Chère Eliane,
Un grand merci pour cette longue réponse avec si peu d’éléments…
‘les femmes’…ben oui, c’est moi, je fais partie des ‘sauvées’ just in time.
Cancer du sein découvert lors d’un dépistage habituel, banal…et depuis ce jour, tout s’est enchaîné comme un film en accéléré dans lequel je n’avais plus prise sur rien…
‘vivre, encore vivre’…pourrais je survivre? ‘ sont les seules questions qui à ce moment-là surgirent.
Le 2 janvier : ablation totale du sein droit.
Pas de chiimio, pas de radiotherapie…j’ai échappé aux brûlures, aux vomissements, à la dénutrition, à la perte des cheveux, sourcils, la perruque…et que sais je encore…
Pour moi, l’oncologue a ‘simplement’ proposé le traitement de bloqueurs d’oestogenes ( qui occasionne une sorte de ménopause chimique en attendant que je sois vraiment ménopausée). J’ai 47 ans.
Pas de complications donc jusqu’à aujourd’hui…
La question que plusieurs personnes m’ont posée évidemment : ‘et tu vas te faire reconstruire le buste?’
L’air de dire : elle ne peut qu’en avoir envie…une sorte de compensation,de consolation, une mnière peut etre d’effacer l’acte chirurgical…, ‘retrouver son corps de femme’?
Cela semble tellement ‘normal’ comme étape suivante apres une ablation…de l’extérieur du moins.
Et puis, je suis allée consulter un chirurgien plastique qui ‘reconstruit’.
C’est une procédure qui s’étend de 9 à 12 mois et se fait en 3 opérations sous anesthésie générale et une finition sous anesthésie locale.
1° on place sous le muscle pectoral ( qui a déja été mis à mal, étiré, pelé, gratté lors du retrait du sein), le ‘skin expander’ ( un expandeur de peau): une sorte de poche réservoir que le docteur va remplir chaque semaine dans son cabinet pour que la peau se détende , fabrique de nouvelles cellules.
2° après une période entre 4 et 6 mois, on remplace le skin expander par la prothese définitive.
3° on symétrise l’autre sein ( le rescapé) : on le lift ( incision, cicatrice donc), on coupe un peu de peau excdentaire et on place une petite prothese . Cela pour qui’l ressemble le plus possible à l’autre sein ‘reconstruit’.
On peut aussi placer en même temps une mini prothese qui forme le volume du téton
4° sous anesthésie locale : tatouage de l’aréole pour simuler la coloration naturelle…( enfin le plus possible)
Ce tatouage doit toutefois être repris environ tous les 3 à 5 ans.
Voilà , un des parcours de ‘combattante’ possible. Le plus léger et celui qui m’a été proposé vue ma fine constitution. Le moins délabrant et qui occasionne le moins de cicatrices supplémentaires.
Il est réservé en priorité aux femmes qui ont une ‘bonne peau’.
‘ De quoi ai je peur’ ?
Et bien , je n’ai d’abord pas envie qu’on touche à mon sein gauche.
J’appréhende de devoir ressouffrir, car ce ne sont pas des étapes indolores
Je n’ai pas envie maintenant que je commence à doucement aller mieux physiquement, d’être à nouveau ‘mise à plat’ ^par une anesthésie, un affaiblissement du corps dont il faut se remettre ( comme pour toute opération)
De toute façon, le sein reconstruit n’est qu’un volume, un rééquilibrage mais il ne peut offrir un retour de sensibilité, il n’y a plus aucune sensation au toucher.
Je pense que j’apprends à vivre avec un seul sein…je n’ai pas de sensation de degout en me regardant dans un miroir.
Avec mes habits, ‘on ne voit rien’.
Dans mon enfance, j’ai été abandonnée par ma mere, je n’ai reussi à gagner l’attention reelle de mon pere qu’à 38 ans, peu de temps avant sa mort brutale.
Voilà, Eliane…cela éclaire t il tes vues ?
Merci de ta grande gentillesse
Josiane
Bonjour Josiane,
Effectivement, d’après tes renseignements, la reconstruction d’un sein semble être un vrai parcour du combattant ! D’ailleurs, ça en découragerait plus d’une. !!!
Et puis, opération le 2 janvier, il y a encore trop peu de temps pour prendre une décision quelle qu’elle soit…
D’ailleurs, un processus de deuil peut-il se faire en 3 mois ?
Oui, pourquoi pas.
L’acceptation de sa nouvelle condition peut-être même quasiment immédiate ce qui suppose bien sur un tel détachement, une telle paix intérieure que même l’entourage immédiat (mari ou femme, enfants, parents, famille en général, amis proches et moins proches..) se sent totalement libéré de l’angoisse de ne pas avoir un regard suffisamment détaché face à ce que l’autre vit. Pas de colère, de tristesse mais au contraire une nouvelle force, une détermination alchimique qui n’est plus un bouleversement mais plutot adaptation et nouvelle vision de soi.
Comme beaucoup d’humains, il semble que tu aies vécu l’abandon (parents).
Si tu étais assise en face de moi dans mon bureau, je te dirai : « ferme les yeux, et détends tout ton corps puis met tes mains sur ton estomac, respire lentement et parle moi de ta maman »
‘Parler de ma maman’…
Maman est une énorme vacuité, un concept qui aurait l’allure d’un grand sac fourre tout affectif, un trou beant, un vide qui n’a jamais été comblé ( comme le sein parti…lolll), une générosité qui n’a pas été offerte, un silence qui s’épaissit comme du smog, un regard attéré, suppliant de façon muette : ‘ne ne demande rien, ne viens pas vers mon coeur, j’ai bien trop peur de ‘l’ouvrir…surtout à toi, Josiane’
Ma mère a eu 4 autres enfants après moi avec son second mari.
J’ai vu ma ère occasionnellement entre mes 2 et 6 ans et puis plus du tout.
A 17 ans , je l’ai retrouvée en faisant des recherches. Elle m’a'bien accueillie’, contente que j’ai fait cete démarche, voilà. Depuis, nous avons une sorte de relation style ‘copines mais pas super complices’
Elle a tellement eu ‘peur’ à l’annonce de mon cancer fin novembre 2008, que depuis je ne l’ai plus vue. Elle n’est pas venue à l’hopital, ni à la maison quand je suis rentrée.
Je viens seulement de l revoir ce lundi 6 avril chez ma demi soeur ( que j’aime beaucoup).
Encore de façon plus accrue, ma mère étaii pétrifiée, ne sachant pas comment se comporter, de quoi parler…à part demander : ‘et maintenant, ça va alors ?’
A croire que c’est elle qu’on doit rassurer pour calmer ses angoisses, ses peurs.
Je ne suis pas là pour ça.
Je suis restés plus ou moins sympa….lolll, je n’ai pas fait en sorte qu’elle n’ose plus ouvrir la bouche.
J’ai été polie.
Je lui ai juste interdit brutalement de fumer devant moi. Dès la minute où je suis rentrée dans la pièce, je liu ai dit : éteins cette clope de suite, tu ne fumes pas devant moi’. Elle l’a fait, un peu suprise du ton mais elle n’a pas bronché.
Bisous, chère Eliane, passe une douce soirée
Josiane
Bonsoir Josiane,
Lorsqu’un maladie se déclare dans le corps physique, il y a toujours une excellente raison. Elle est la réponse dans notre processus de guérison généalogique : inconsciemment, nous répondons à l’appel de notre famille de guérir la chaîne à partir de nous et pour nos descendants.
C’est un acte de libération essentiel qui nous permet ainsi qu’à nos enfants et les générations du futur de ne pas revivre toujours les mêmes patern dans le corps physique (maladies) en modifiant notre processus de pensée émotionelle.
A partir du cancer du sein que tu as rencontré sur ta route, il y a une évidence qui apparait dans la force et l’intelligence et la souplesse que tu vas mettre à comprendre un fait important qui te relie au sentiment d’abandon lié à l’absence de ta maman dans la toute petite enfance …
Tu apprends quelque chose d’important face à cette expérience. Sais tu ce que c’est ? Visite ta généalogie et regarde si l’abandon d’enfant a déjà été vécu et par qui. Cela peut-être du côté de ton papa et/ou de ta maman.
Je te remercie vraiment de la faculté de partage que tu démontres ici pour que d’autres puissent en faire un apprentissage et un moyen supplémentaire de regarder leur existence différemment.
Eliane Lupuyo
Bonjour chère Eliane,
Si mes écrits ici peuvent aider d’autres personnes à cheminer pour vivre mieux, j’en suis ravie.
J’avas été chez une kinésiologue qui pratique de le psychogénéalogie. Nous avons donc travaillé cet aspect -là. En effet, que ce soit du côté de mon père ou de lui de ma mère, il y a eu des abus et des abandons, de la souffrance.
Nous avons donc ‘rendu’ leurs paquets à mes ancêtres et demandé de me libérer de LEURS fardeaux.
J’ai toujours su l’histoire de ma mère, née sans pere ( un officier allemand disparu sur le front russe), celle de mon grand pere paternel ( qui m’a élevée avec ma grand mere ) qui a été abandonné à 7 ans par ses parents car c’était un enfant né d’une liaison extra conjugale, celle de ma grand mere paternelle dont la maman qu’elle adorait , est morte en couches lorsqu’elle avait à peine 11 ans.
Un pédigrée lourd donc mais que je connaissais. Avec la kinésiologue, nous avons donc surtout communiqué à mes ancêtres que je n’étais pas là pour porter leur souffrance.
Bisous de Josiane
Bonjour Josiane,
Nous continuons à explorer à travers ce que tu rapportes des racines concernant dans ton cas, la souffrance liée à l’abandon et au dénie de soi.
C’est bien sûr,une belle démarche de ta part d’être allée fouiller ton passé et ses racines avec une professionnelle.
Cela démontre que tu as l’envie de changer ta vie, de la diriger vers le meilleur, en ne te laissant plus hanter par les fantômes de tes ancêtres et ascendants plus proches.
Ce cancer, l’as-tu déclaré avant ou après la rencontre avec la kinésiologue ?…
Comprendre le passé c’est avant tout s’en détacher mais surtout ne pas reproduire son schéma dans le futur.
Je te remercie de ta confiance, Eliane Lupuyo
Hello Eliane,
La maladie du cancer venait d’être découverte. C’est donc très vite après cette annonce, que j’ai vu la kinésiologue. C’est elle qui a eu l’intuition de me proposer une séance de généalogie.
J’avais déjà vu une autre kinésiologue il y a 5 ans pour un autre probleme mais nous n’avions pas exploré le côté ‘ancêtres’.
Cela fait quelques années que je suis à la recherche d’un mieux vivre avec moi même, de voies pour me guérir de dvers inconforts physiques et psychiques.
BIen entendu que je cherche à ne surtout pas reproduire des schémas du passé et à préserver mon fils qui ne doit pas porter mes fardeaux et ceux de mes ancêtres non plus.
Cela dit, je te remercie du fond du coeur pour ton attention, pour cette démarche à distance avec moi.
Je te souhaite une belle, une très belle fêtes de Pâques,
Bien à toi,
Josiane